Notre identité écologiste

A une époque où les limites planétaires sont trop souvent atteintes ou dépassées, l’écologie n’est ni un luxe, ni une punition, ni un chapitre à ajouter en fin de programme politique pour atteindre une cible électorale. La communauté scientifique reconnaît que nous sommes entrés dans un cycle d’anthropocène, les activités humaines étant devenues la principale force de modification de l’équilibre environnemental global (air, terre, mer). Sa défense, et tout particulièrement la biodiversité est un impératif irréfragable, afin de conjurer tout péril lié à la survie même de notre espèce.

Le temps presse et la tâche est ardue : le dérèglement climatique et ses conséquences, tout comme l’épuisement des ressources en énergies fossiles, nous obligent à repenser la société, ses objectifs, ses principes, son organisation et son fonctionnement.

D’abord le modèle économique, social et philosophique qui sous-tend notre société : il doit désormais répondre à l’impératif écologique comme tout premier objectif. La société actuelle, essentiellement régie par les marchés, poursuivant sans cesse un objectif de croissance débridée de la production/consommation sans tenir compte de la disponibilité des ressources, financiarisée à outrance et mondialisée, s’est engagée dans une voie sans issue. Il faut inscrire notre action dans le cadre de la Charte de l’Environnement qui fait partie, depuis 2005, du bloc de constitutionnalité et consacre les droits et devoirs fondamentaux liés à la protection de la nature, du climat et de la biodiversité (devoir de protection, principe de précaution, principe de pollueur-payeur).

Il faut aussi repenser notre action internationale privilégiant la négociation, notamment dans les enceintes multilatérales consacrées à la défense de l’environnement. La crise climatique et l’épuisement des ressources en énergies fossiles impacteront gravement toute la planète. Les mesures correctrices devront émaner non des marchés mais de la volonté générale, selon des consensus qui uniront tous les pays pour un objectif commun.

La France doit user de toute son influence afin d’œuvrer à écarter de tels périls et tant sur le plan européen que domestique, elle doit résolument s’engager dans des plans impératifs dotés de moyens conséquents pour contrer la nouvelle donne climatique et énergétique.

Dernière mise à jour : 14 octobre 2026